L’hypnose existe-t-elle ?
- 1 seule hypnose ?
- 100 formes d’hypnoses ?
- Zéro hypnose ?
- « Existe-t-il plusieurs formes d’hypnose ? »
- « Y’a-t-il une approche hypnotique meilleure que les autres ? »
- « L’approche hypnotique utilisé dépend-elle du client ou de l’hypnotiseur ? »
L'hypnose étudiée ici et là
Les grandes familles de l'hypnose
Les hypnoses plurielles
Il existe une telle variété de styles et d’approches en matière d’hypnose que l’on s’y perd rapidement. Evidemment, certaines approches, écoles ou instituts de formation s’en réclamant, se positionnent comme tantôt complémentaires, tantôt se retrouvent en compétition.
Voici une « short-list » non exhaustive des styles d’hypnose que l’on retrouve souvent :
| HYPNOSES : |
Origine / Description |
| Classique |
Basée sur les techniques traditionnelles d’hypnose, souvent associée à des inductions rapides et des suggestions directes. |
| Éricksonienne |
Développée par Milton H. Erickson, cette approche met l’accent sur l’utilisation du langage indirect, des métaphores et de l’observation attentive pour induire un état hypnotique. |
| Hyperemperia |
Développée par Don Gibbons, l’hypnose hyperempirique, ainsi que son nom l’indique, est construite comme une « hyper-expérience sensorielle ». Il s’agit d’une méthode d’hyperconscience au travers des transes hypnotiques « ascendante », proche d’un état psychédélique, comme un voyage initiatique ou transformationnel, transcendantal. |
| Humaniste |
Axée sur la dimension spirituelle et la croissance personnelle, cette forme d’hypnose cherche à intégrer des aspects de la personne dans le processus thérapeutique. |
| Conversationnelle |
Utilisation de techniques d’hypnose de manière informelle, intégrée dans la conversation pour induire un état modifié de conscience. |
| Neuro-Linguistique |
Associe les modèles et les stratégies de la PNL avec des techniques d’hypnose pour influencer les schémas de pensée et le comportement. |
| Régressive |
Explore les souvenirs du passé (parfois des vies antérieures selon certaines croyances) pour résoudre des problèmes actuels en remontant dans le temps à travers l’hypnose. |
| Éricksonienne évolutive |
Une évolution de l’hypnose ericksonienne qui intègre davantage d’éléments de développement personnel et de psychologie moderne. |
| Symbolique |
Utilisation de symboles et d’imaginations spécifiques pour créer des changements psychologiques et comportementaux chez un individu. |
| Énergétique |
Combinant l’hypnose avec des concepts de flux d’énergie, souvent liés à des pratiques orientales telles que le Reiki ou le Qigong. |
| Médicale |
Utilisation de l’hypnose pour compléter les traitements médicaux conventionnels, souvent dans des domaines tels que la gestion de la douleur, la chirurgie sans anesthésie, etc. |
| de Scène |
Divertissement public où un hypnotiseur utilise des techniques d’hypnose pour divertir un public en direct lors d’un concert par exemple. |
| de Spectacle |
Spectacle où l’hypnotiseur présente des démonstrations de phénomènes hypnotiques sur une partie du public pour divertir l’autre partie (Gageons que ceux qui participent sur scène s’y amusent également beaucoup. Ce fut mon cas à chaque fois). |
Les formes d’hypnose que je pratique à Caen
Après plus de dix ans de formations successives et une pratique quotidienne en cabinet, j’ai arrêté de croire qu’une forme d’hypnose était meilleure qu’une autre. Ce qui compte, c’est l’adéquation entre l’outil et la personne en face.
Voici les approches que j’utilise, souvent en les combinant.
1
L’hypnose ericksonienne (ma base)
Milton Erickson reste pour moi la référence fondatrice. Son génie : utiliser le langage indirect, la métaphore, l’observation fine — non pas pour endormir, mais pour créer les conditions intérieures du changement.
C’est une approche non-directive dans laquelle c’est votre propre système qui trouve les solutions. Je l’utilise comme socle, que je complète selon le besoin.
2
La Deep Hypnose (pour aller loin, vite)
Les états profonds — états Elman, Sichort — permettent d’accéder à des niveaux d’encodage que la transe légère n’atteint pas.
Indiqués dans les traumatismes anciens, les phobies enkystées, les patterns répétitifs résistants. C’est une spécialisation que peu de praticiens proposent dans la région caennaise — et qui explique des résultats rapides sur des situations que d’autres thérapies avaient peiné à dénouer.
3
L’Hyperemperia (expansion du champ de conscience)
À l’opposé de la transe profonde : une hypnose ascendante, presque psychédélique dans ses effets subjectifs — sans psychédéliques.
Développée par Don Gibbons, elle produit une hyper-expérience sensorielle où la conscience s’élargit plutôt qu’elle ne se rétrécit.
Particulièrement utile pour les personnes analytiques qui résistent à la focalisation dirigée, ou pour les phases de développement personnel avancé.
4
L’Hypnose rapide (inductions directives)
Issue du monde du spectacle et de l’hypnose directive, adaptée à l’espace thérapeutique.
Utile quand la personne est déjà en état de crise aiguë, quand l’induction classique prend trop de temps, ou tout simplement quand l’efficacité immédiate est prioritaire.
Ce n’est pas du spectacle — c’est de la clinique rapide.
5
L’Hypno-magnétisme (dimension somatopsychique)
Une approche qui intègre la dimension corporelle et énergétique dans le travail hypnotique.
Pas de la guérison spirituelle — une façon de mobiliser les ressources somatiques du patient dans le processus de transformation.
Complémentaire des autres approches, notamment pour les problématiques à forte composante corporelle (douleurs chroniques, hypersensibilité, somatisations).
Ces approches et leur nominalisation reflètent essentiellement le style de travail, les conceptions ou croyances de leurs auteurs respectifs, les techniques ou leviers du changements sur lesquels ils s’appuient, leur vision métaphoriques ou modélisation respective de l’appareil psychique. Certaines écoles (ou une part de leurs élèves) peuvent être parfois tentées de maximiser les différences entre elles, cherchant à se distinguer sur :
- les situations sur lesquelles elles peuvent s’appliquer,
- le type ou la portée des changements qu’elles peuvent produire,
- la typologie des personnes qu’elles peuvent prendre en charge,
- les phénomènes qu’elles peuvent susciter,
- les fonctionnements ou états neurophysiologiques, psychiques ou psychologiques ainsi de leur niveau de profondeur qu’elles produisent,
- l’étendue concrète ou subtile voire spirituelle des attentes, etc.
Après avoir été formé à certaines de celles-ci et expérimenté nombre d’autres, avec la même curiosité, j’en esquisse plus de points communs que de différence si l’on regarde en dessous du vernis qui les habillent.
Quelque soit l’approche, les suggestions en hypnose sont plus opérantes qu’en état ordinaire de conscience : l’intellectualisation est ici comme mise en veille (moins de mots, d’explications, d’hypothèses, de critiques), et parallèlement ce qui va être au premier plan sont les processus perceptifs et les capacités de symbolisation du sujet (expérience immersive, perceptuelle, sensorielle et émotionnelle).
Pour ma part, je considère que le travail dit « hypnotique », ne nécessite pas un état spécifique à induire mais plutôt un processus à guider qui circonscrira les fluctuations d’états de conscience du consultant sur les deux registres attentionnels promoteurs de changements : une
sensorialité intéroceptive et une
imagination créatrice.
En amont de l’état de transe, le sujet réservera son attention dédiée à la sphère cognitivo-noétique (processus réflexifs) que pour y faire ses choix, s’accorder sur ses stratégiques et vérifier son écologie personnelle (
ou l’art d’être bien d’accord avec soi-même et bien compris-e de son thérapeute).
Vient ensuite le « plateau thérapeutique » ou « phase de travail hypnotique » où le sujet agit et voyage dans un état d’absorption à l’intérieure d’une pseudo-réalité imaginaire sous la guidance du thérapeute qui cadre l’expérience pour qu’elle conserve confort et efficacité, le tout orienté vers les objectifs du sujet.
Puis, de retour à un état de conscience ordinaire, la personne conscientisera les changements pour les intégrer afin de :
- les constater dans les différents domaines de vie pour en voir l’étendue, la portée,
- les expliquer un à un pour éviter l’impression magique parfois source d’hypothèses anxiogènes sur les processus sous-jacents quand la personne en prend conscience sans les comprendre,
- et savoir qu’ en faire, comment se piloter différemment, comme on passerait un © permis de cerveau(x).
Convenons cependant que nous continuerons partout ailleurs sur ce site d’appeler par cette nominalisation d’
HYPNOSE, quelque peu fourre-tout, ce cadre de travail et les façons de s’y déployer.
Quatre questions fréquentes sur l’hypnose à Caen
1
Combien de séances faut-il ?
Sur une phobie spécifique : 2 à 3 séances. Sur un burn-out ou un trauma complexe : 4 à 8 séances, parfois plus selon l’ancienneté et l’étendue.
Dans 60 % des cas, mes patients prennent 3 ou 4 séances rapprochées, puis reviennent 2 ou 3 fois par an.
Ce n’est pas une thérapie de dépendance — l’objectif explicite est votre autonomie.
2
Peut-on faire de l’hypnose en téléconsultation ?
Oui, et certains patients rapportent que la distance amplifie le focus — l’écran crée paradoxalement une bulle.
Je propose l’hypnose en téléconsultation pour les patients éloignés de Caen ou pour ceux qui préfèrent travailler depuis leur environnement familier.
Les résultats sont comparables au cabinet.
3
Y a-t-il des contre-indications à l’hypnose ?
L’hypnose thérapeutique sérieuse est déconseillée en phase psychotique aiguë, et requiert précaution dans certains états dissociatifs sévères.
Elle se pratique en complément, jamais en substitution d’un suivi médical.
Si vous avez un doute sur votre situation, un premier entretien téléphonique suffit à clarifier.
4
Quelle est la différence avec l’EMDR ?
L’EMDR utilise des mouvements oculaires bilatéraux pour retraiter les mémoires traumatiques.
Mon approche intègre certains outils similaires (stimulations bilatérales alternées), mais s’inscrit dans une démarche plus large — la TNI — qui combine hypnose, PNL, reprogrammation neuronale et psychologie du développement.
Ce n’est pas réductible à une technique unique.