Comprendre l'hypnose
Ce qui se passe vraiment
Frédéric Hébert - Hypnothérapeute
HYPNOSE ET NEURO-COACHING
Cabinet de psychologue - Caen | Mondeville
De l'hypnose ÉTAT à l' HYPNOTHÉRAPIE
Méthode ou Discipline ?
Hypnothérapeute Caen - Mondeville
Vous ne perdez pas le contrôle — vous le déplacez.
Sous hypnose, vous restez l'auteur de vos actes. Le cerveau du sujet hypnotisé n'est pas « aux mains » du thérapeute.
Il fonctionne selon un changement d'activité cérébrale où l'imagination prend le relais de l'analyse — sans que la volonté soit inhibée.
Vous pouvez refuser une suggestion à tout moment.
Peut-être. Et c'est souvent thérapeutiquement utile.
L'hypnose peut produire une amnésie spontanée — semblable à celle du réveil, quand les rêves s'estompent.
Ce n'est pas une perte : c'est parfois le signe qu'un traitement émotionnel s'est poursuivi au-delà du discours conscient.
Et si vous souhaitez vous souvenir de tout — il suffit de le dire.
Non. Cela n'arrive pas.
L'hypnose n'est pas un gouffre dans lequel on tombe sans en sortir.
C'est un état de veille, pas de sommeil.
Si le thérapeute quittait la pièce, vous sortiriez naturellement de la transe — ou vous glisseriez dans un sommeil ordinaire.
L'idée du « jamais me réveiller » appartient surtout au cinéma.
Ces appréhensions sont fréquentes. Elles sont légitimes. Et elles n’ont pourtant pas lieu d’être.
La domination et la manipulation existent et nous en subissons d’autant plus les effets dans la peur et le débordement émotionnel.
L’ hypnose thérapeutique en serait plutôt l’antidote.
Ces questions méritent mieux qu’une réponse rapide. L’hypnose est-elle vraiment sans danger ?
L’hypnose guidée est d’abord une collaboration
L’hypnothérapeute ne vous fait rien. Il vous invite quelque part.
La magie de l’hypnose est plutôt de votre côté — dans votre expérience intime de l’état hypnotique — plutôt que dans un supposé pouvoir ou ascendant de votre hypnothérapeute.
Ce que vous apportez dans cet espace, ce sont vos ressources, votre imaginaire, votre histoire.
Ce que l’hypnothérapeute apporte, c’est la technique, la bienveillance, et une direction.
Expliquons simplement l'expérience hypnotique
Une première façon d’expliquer l’expérience hypnotique est de s’imaginer ou de se remémorer notre relation au monde, à notre environnement, en dehors des mots, avant l’avènement du langage normatif ou explicatif, pour ne conserver qu’un langage descriptif, voire faire taire tout dialogue intérieur, « la petite voix qui réfléchit », qui nous cause et qui parfois nous perturbe.
Avant 5 ans, notre expérience est sous le primat de la sensorialité et de l’imaginaire. Et même à l’âge adulte, chaque fois qu’une scène nous absorbe, où nous restons contemplatifs, sans voix, nous franchissons la frontière d’une conscience modifiée pour pénétrer dans le territoire de l’hypnose spontanée.
L’hypnothérapeute vous invite, par sa technique et sa sagesse, à revisiter vos contenus de pensées ou explorer vos rêves et projets sur ce mode. Cet état de conscience autorise des perspectives élargies, l’adoption d’autres points de vue, qui facilite apprentissage et transformation.
L'hypnose : le rêve sans sommeil
Vous ne dormirez pas ! Surtout si vous constatez que vous êtes en transe debout
Alors être hypnotisé, c'est quoi ?
Les sujets sous hypnose, sont dans un état neurologique particulier (expérimenté tous les jours de façon spontanée ou cyclique, ou bien induite volontairement et facilité par la technique du thérapeute), conduisant vers un état de conscience lui aussi particulier. L’hypnose diminue la perception de ce qui se passe autour de soi, tout en laissant le sujet sensible à certaines suggestions si elles ne heurtent pas ses valeurs profondes.
Dans une transe hypnotique active, des phénomènes de synesthésie et d’hyper-compétences apparaissent. On peut obtenir ces phénomènes autrement que par l’(auto-)Hypnose, en pratiquant notamment la méditation, le yoga, la prière, des moments de communion ou de célébrations, ou simplement des rituels qui nous amènent dans la meilleure des dispositions (bien connus des sportifs et autres performeurs).
Dans cet état, Il y a une reconfiguration de la communication entre plusieurs régions du cerveau et des régions différentes sont impliquées pendant l’expérience sous hypnose. L’intention du sujet est préservée sans inhibition de sa volonté d’agir.
« ... il est très important pour vous d'identifier le fait que votre patient peut être, en même temps, dans une transe très légère et dans une transe très profonde - dans une transe légère en relation avec une partie de la réalité et dans une transe profonde en relation avec une autre partie de la réalité. »
Suis ta voie en suivant ma voix
une collaboration active avec son thérapeute.
Hypnose, imagination et visualisation
L’imagerie médicale nous montre bien la différence entre visualiser, imaginer et être dans une transe hypnotique.
Si je vous demande maintenant de fermer les yeux et de penser que vous êtes en train de vous promener en forêt, ce sont vos lobes temporaux droit et gauche, sièges de l’imagination, qui fonctionnent.
Sous hypnose, ce ne sont plus les lobes temporaux qui s’activent, mais les régions occipitale, pariétale et précentrale, sièges de la vision, des sensations et de la motricité. Vous ne vous imaginez plus en forêt, Vous le vivez comme si vous y étiez vraiment !*.
Notons que les chercheurs n’ont pas conclu à un état spécifique d’hypnose, mais en revanche voient très bien les modifications se faire au niveau des zones cérébrales selon les suggestions de l’expérimentateur. Autrement dit, les neurosciences ne confirment pas l’état d’hypnose mais en confirment les effets.
Maintenant, gardons à l’esprit qu’un individu ayant connu diverses expériences d’états modifiés de conscience en conserve la trace dans son corps et son esprit. Cela fait ainsi partie de ses ressources accessibles.
Les états modifiés de conscience ou EMC
Distinguons les EMC (états modifiés de conscience) des états de TRANSES qui n’en sont qu’une sous-catégorie, dans laquelle il y a les ÉTATS HYPNOTIQUES.
| Catégorie | État et description |
|---|---|
| États naturels | Rêve (REM) : État pendant le sommeil paradoxal, avec des expériences immersives. |
| Sommeil profond : Récupération physique, avec une activité mentale consciente réduite. | |
| Rêve lucide : Conscience du rêve et possibilité de le contrôler. | |
| Hypnagogie : Transition entre l’éveil et le sommeil, marquée par des images flottantes. | |
| Hypnopompie : Transition entre le sommeil et l’éveil, parfois avec paralysie du sommeil. | |
| États induits intentionnellement | Méditation : État de conscience modifié obtenu par concentration ou pleine conscience. |
| Hypnose : État d’hyper-concentration et de relaxation utilisé pour accéder à l’inconscient. | |
| Transtechniques (chant/danse) : Induction de la transe par des mouvements ou sons répétitifs. | |
| Relaxation profonde : Obtenue par des techniques de respiration ou relaxation musculaire. | |
| Privation sensorielle : Réduction des stimulations sensorielles, souvent dans un caisson d’isolation. | |
| Biofeedback : Apprentissage du contrôle volontaire de fonctions corporelles automatiques. | |
| États provoqués par des substances | Effets des psychotropes : Induits par des substances comme l’alcool, le cannabis, ou les hallucinogènes. |
| Anesthésie : Perte totale ou partielle de la conscience par des médicaments. | |
| Intoxication : Altération causée par des substances toxiques. | |
| États provoqués par des événements ou conditions | Flow (expérience optimale) : Concentration intense où la perception du temps disparaît. |
| Transe dissociative : Peut survenir lors d’expériences religieuses ou spirituelles. | |
| Expérience de mort imminente (EMI) : État rapporté après des situations proches de la mort. | |
| Déréalisation/dépersonnalisation : Sensation de détachement de la réalité ou de son propre corps. | |
| Trauma ou choc : Altérations temporaires de la perception après un événement extrême. | |
| Hypervigilance : Survient en réponse à un danger perçu ou en cas de stress intense. |
Alors, parfois, l’hypnose peut ressembler chez certaines personnes à des états qui appartiennent à d’autres catégories sommairement listées dans le tableau ci-dessous. Cela peut se produire spontanément et la personne ressort en considérant que « c’est comme… » ou bien être stratégiquement recherché par le thérapeute et son client car il sera pertinent de la vivre ainsi à cette étape d’un accompagnement thérapeutique.
Retenons que ce n’est pas parce que phénoménologiquement, il y a ressemblance que cela est neurologiquement équivalent.
« PHÉNOMÉNOLOGIE : « Husserl reprend un terme qui le précède, mais en lui donnant un sens renouvelé. Il s'agit pour lui de décrire et non pas de construire, il s'agit de rendre compte de ce que nous vivons plutôt que d'échafauder ou d'élaborer des constructions théoriques, conceptuelles ou systématiques. »
Une définition descriptive de l’hypnose
Nos amis du corps médical et scientifique en donnent une définition récente plutôt descriptive, pas toujours unanime ou consensuelle, mais en accord avec les associations américaines de psychologues. Cette définition correspond à ce que d’aucun, formé à l’hypnose thérapeutique observe avec le filtre de ses interprétations. Si elle est plutôt conforme à ce qui se passe dans un cabinet , elle correspond moins avec d’autres formes d’hypnose hors du champ strictement thérapeutique :
Une interaction coopérative entre un sujet et le thérapeute, après l’induction hypnotique (ou mise en transe), produisant un état de conscience modifié caractérisé par :
- une détente mentale et relaxation augmentée (vrai pour l’hypnose thérapeutique mais moins pour une hypnose de performance chez le sportif),
- un état d’absorption dans l’expérience hypnotique (comme lorsqu’on est dans la lune),
- une perception/sentiment altérée du temps, de l’espace et de l’agentivité, (expérience d’involontarité : impression de réponses automatiques sans effort ni délibération);
- une évaluation altérée de la subjectivité (sens de soi) et de l’environnement sensoriel.
- une augmentation de la suggestibilité.
- une diminution du jugement et de la censure.
Votre hypnothérapeute précise :
Du point de vue physiologique, il n’existe que 3 états de conscience :-
- l’éveil actif,
- le sommeil lent,
- le sommeil paradoxal,
- et nous pouvons ajouter un 4ème moins ordinaire : le coma.
-
- Importance de l’imagerie
- Diminution de l’activité motrice spontanée
-
- La dissociation présente dans certaines formes d’hypnose. A contrario, d’autres formes procède d’une hypnose associante avec un élargissement du champ de conscience.
- Le travail sur les parties (de soi) conflictuelles, im- / com- pulsives ou hésitantes.
- Les lignes ou cadres spatio-temporels.
- L’exploration des postures (ou positions perceptuelles).
- Les niveaux d’intégrations logiques des informations reflétant l’impact de nos expériences réelles ou imaginaires, à l’instant T jusqu’au déterminisme téléonomique (Instant T modifie le système qui détermine l’instant suivant) ou causalité systémique.
- Les outils neurologiques de l’hypnose PNL ou de la neuro-hypnose.
- et bien évidemment l’importance de la suggestion directe ou indirecte, à effet immédiat ou post-hypnotique.
« Lâcher prise, c'est renoncer aux intentions, aux projets, à la maîtrise de son existence. C'est un abandon de la pensée, de la volonté, et même du résultat. Quelqu'un qui ne cherche plus rien n'attend plus rien — il devient disponible, et s'ouvre à quelque chose d'autre. C'est cela la magie : laisser venir les forces vives qui sont en nous. Dès que l'on a accepté de perdre le contrôle, l'énergie revient. »
— François Roustang, psychothérapeute et philosophe de l'hypnose
Lire l'interview complète sur le lâcher-prise et la guérison →
Hypnose : ce qui se passe réellement dans le cerveau
L’hypnose n’est pas un simple moment de détente. C’est un état cérébral spécifique, mesurable, dans lequel le cerveau change temporairement de fonctionnement.
Autrement dit : ce n’est pas vous qui “imaginez”… c’est votre cerveau qui travaille différemment.
1. Le cerveau arrête de scanner l’extérieur
Une zone clé du cerveau, chargée de décider “à quoi faire attention”, ralentit fortement.
- Moins de distractions
- Moins d’hypervigilance
- Focalisation intérieure amplifiée
Vous êtes “dedans”, comme absorbé… sans effort.
2. Le cerveau reprend la main sur le corps
Les zones du contrôle (préfrontal) se reconnectent avec celles du ressenti (corps, émotions, douleur).
- Régulation émotionnelle facilitée
- Action directe sur les sensations
- Modification possible de la douleur
C’est ici que l’hypnose devient thérapeutique.
3. Le mental “commentateur” s’efface
La partie du cerveau qui analyse, juge et commente ralentit.
- Moins de rumination
- Moins de contrôle mental
- Moins d’auto-observation
Vous ne réfléchissez plus à ce que vous vivez… vous le vivez.
Autres effets observés sous hypnose
- Suspension partielle du “sens de soi”
- Activation de l’imagination (ondes lentes)
- Réponses corporelles automatiques (ex : main qui se lève seule)
En résumé
L’hypnose crée un état dans lequel :
- le bruit mental diminue
- le corps devient accessible
- l’expérience prend le dessus sur l’analyse
Ce n’est pas une perte de contrôle. C’est une nouvelle manière de fonctionner… plus souple, plus directe, plus efficace.
Inconscient ou inconscients
L’inconscient, concept fourre-tout, objet de bataille d’experts qui ne s’aperçoivent pas toujours qu’ils ne parlent pas de la même chose, et conséquemment qui ne travaillent pas à l’identique sur ce qu’ils ont ainsi nommé.
De façon illustrative, nous pourrions, assez spontanément, distinguer différentes facettes dudit Inconscient, voire peut-être en distinguer plusieurs avec leurs mécanismes et rôle dans la psychologie et l’hypnose.
L’inconscient selon les auteurs
Partons sur 6 grandes conceptions de l’Inconscient ou d’Inconscients » selon les grands noms qui tentent de le définir/circonscrire.
- Inconscient Freudien : Selon Freud, l’inconscient est le réservoir des désirs refoulés, des traumatismes et des pulsions qui influencent notre comportement sans que nous en ayons conscience.
- Inconscient Cognitif: approche issue des neurosciences, qui décrit l’inconscient comme un ensemble de processus automatiques influençant nos pensées et nos décisions et nos comportements sans perception consciente. Entre les traitements encapsulés « Bottom-Up » et les processus centraux « Top-Down », complexifiés par la notion d’inférence bayésienne, on explique davantage de choses qu’on ne les contrôle mais il reste possible de pondérer différemment des traitements pour favoriser telles ou telles orientations inconscientes.
- Inconscient Lacanien : présenté comme structuré comme un langage, il se situe un peu à la frontière des deux précédents. Entre signifiants et signifiés, le sens et l’importance des choses, et les règles de fonctionnement d’une part et le traitement automatique de nos dialogues internes, il se contruit une véritable grammaire de l’inconscient
- Inconscient Collectif : Concept développé par Carl Jung, où l’inconscient est constitué d’archétypes et d’expériences universelles partagées par toute l’humanité ou par des sous-ensembles culturels.
- Inconscient Hypnotique : Dans le cadre de l’hypnose, l’inconscient est considéré comme une ressource permettant d’accéder à des solutions et des changements profonds.
- Inconscient Biologique : Perspective selon laquelle l’inconscient est façonné par des instincts et des processus physiologiques hérités de l’évolution, enrichie plus récemment de perspectives épigénétiques et des interactions environnementales.
L’inconscient selon les disciplines qui l’utilisent
Je croise parfois des confrères en pleine discussion, passionnante où chacun parle d’une chose différente, les plus jeunes ne réalisant pas toujours complètement qu’il s’agit une notion qui tantôt parle de structures neurophysiologiques, ou bien de schémas ou d’automatismes, ou même de représentations, d’organisations défensives, ou de fonctionnements cognitifs, de fonctionnements individuels ou collectifs. Tentons d’y jeter un petit éclairage.
Ce tableau propose une vue d’ensemble des nombreux concepts interdisciplinaires qui éclairent notre compréhension de l’inconscient en hypnose.
| Discipline / Théorie | Concepts / Notions et liens avec l’inconscient en hypnose |
|---|---|
| Psychologie psychanalytique | Inconscient freudien : Réservoir de pulsions et souvenirs refoulés. Mécanismes de défense : Stratégies inconscientes pour protéger l’ego. Refoulement : Barrière psychique contre les pensées inconfortables. |
| Psychologie cognitive | Automatisme : Comportements routiniers. Mémoire implicite : Souvenirs influençant nos actions sans conscience. Attention sélective : Filtrage inconscient des stimuli. |
| Psychologie développementale | Enfant intérieur : Schémas émotionnels de l’enfance. Apprentissage implicite : Connaissances acquises sans conscience (langage, social). |
| Neurosciences | Cerveau limbique : Gestion inconsciente des émotions. Neuroplasticité : Reprogrammation cérébrale en hypnose. Processus sous-corticaux : Réactions réflexes. |
| Théorie de l’esprit | Modèles mentaux : Représentations inconscientes influençant nos choix. Scripts sociaux : Routines inconscientes des interactions. |
| Psychologie humaniste | Potentiel de croissance : Créativité et transformation. Congruence : Alignement entre conscient et inconscient. |
| Théorie de l’apprentissage | Conditionnement : Réponses inconscientes acquises. Habituation : Réduction progressive des réactions à un stimulus. |
| Anthropologie et sociologie | Habitus : Dispositions inconscientes façonnées par la culture. Inconscient collectif : Mémoire partagée (archétypes). |
| Psychologie positive | Flow : Absorption totale dans une activité, au-delà de la conscience. |
| Sciences cognitives | Heuristiques : Raccourcis mentaux inconscients. Biais cognitifs : Déformations inconscientes du jugement. |
| Psychologie clinique | Traumatismes : Souvenirs inconscients influençant émotions et comportements. Dissociation : Déconnexion temporaire entre conscience et réalité. |
| Spiritualité et philosophies | États de conscience modifiés : Rêves, méditation, transe. Mindfulness : Prise de conscience des automatismes mentaux. |
POUR ALLER PLUS LOIN :
Les orientaux (et pas qu’eux) parlent aussi du Champ.
Le terme « champ », tel qu’il est utilisé dans certaines traditions orientales, spirituelles ou ésotériques, ne désigne pas seulement un espace physique, mais plutôt une réalité énergétique, psychique ou spirituelle. Voici une définition qui s’en rapproche, en lien avec la notion d’égrégore inconscient :
Le champ est un espace subtil, vivant et conscient, dans lequel circulent des informations, des énergies, des intentions ou des mémoires. Il peut être individuel, collectif ou cosmique. Il agit comme une matrice invisible, contenant les influences passées, présentes et potentielles qui façonnent la réalité.
On peut y voir une forme d’égrégore, c’est-à-dire une entité psychique ou vibratoire générée par un ensemble de pensées, d’émotions ou de croyances partagées. Mais contrairement à un égrégore strictement psychique, le champ est souvent perçu comme plus fluide, plus universel, et pas nécessairement anthropomorphisé.
Hypnose : Dialoguez avec son Service de conciergerie interne
L’inconscient, du point de vue de l’hypnose, peut être comparé à cette mystérieuse pièce secrète dans le manoir de notre esprit, où sont entreposés nos souvenirs, nos réflexes, et nos automatismes. Si la conscience est le majordome, bien organisé mais limité, l’inconscient est le sous-sol rempli de trésors… et parfois de vieilles boîtes à poussière. Jetons un œil à cette pièce secrète.
1. L’inconscient, le service de conciergerie des automatismes
En psychologie cognitive, on considère que l’inconscient gère la majorité des processus automatiques : la respiration, les gestes routiniers, et même ce réflexe étrange qui vous fait tendre la main vers le frigo sans réfléchir.
L’état hypnotique guidé invite ce « CEO multitâche » à reconsidérer ses priorités. Pourquoi continue-t-il à garder une phobie des araignées comme si elles étaient encore des dinosaures ? L’idée est de recalibrer ces vieux réflexes pour qu’ils collent mieux à vos objectifs actuels.
2. Une bibliothèque de souvenirs (et un archiviste débordé)
Selon la psychologie développementale, notre inconscient stocke des tonnes d’expériences depuis l’enfance, même celles que nous ne pouvons pas consciemment évoquer.
Imaginez un archiviste un peu désorganisé qui conserve tout, des souvenirs d’enfance aux jingles de publicités oubliées. Parfois, l’hypnose, accompagnée par votre thérapeute, agit comme un logiciel de recherche ultra-puissant qui vous aide à retrouver ce souvenir utile… ou à jeter les « fichiers corrompus ».
3. L’inconscient adore les histoires
La psychologie cognitive montre que nous comprenons mieux les informations sous forme de récits ou de métaphores. Ces mots qui évoquent des images dont chacune vaut mille mots. Le MOT10.3 en quelque sorte.
En hypnose thérapeutique : On parle à l’inconscient dans sa langue natale, la « métaphore ». Par exemple, on peut dire : « Imagine que ton stress est un ballon qui s’envole. » Et hop, l’inconscient se dit : « Un ballon, je vois très bien, je lâche ça tout de suite. » Si vous essayez d’expliquer ça avec des graphiques Excel, l’inconscient risque de faire une sieste.
4. Un enfant créatif, mais un peu naïf
Dans une perspective développementale, l’inconscient agit parfois comme un enfant de cinq ans : il veut bien faire, mais il est très littéral.
Aussi, si enfant, vous avez eu une mauvaise expérience avec un chien, votre inconscient pourrait bien conclure : « Tous les chiens = danger ! », comme s’il avait signé un pacte pour la vie. Dans un état hypnotique, l’hypnothérapeute discute plus calmement avec cet enfant intérieur pour lui faire vivre dans une expérience imaginaire que tous les chiens ne sont pas des loups déguisés, que l’explication seule ne convaincrait guère.
5. Un système de survie… un peu surprotecteur
D’un point de vue évolutionniste, l’inconscient est programmé pour nous protéger. Mais parfois, il surcompense.
Ainsi, vous rougissez en public parce que votre inconscient pense que tout le monde est un tigre prêt à bondir. En transe, on lui murmure gentiment au cours de la séance : « Relax, ce ne sont pas des tigres, ce sont juste des collègues »… sauf peut-être Jean-Michel 😉.
6. Hypnose : l’art du hacking mental
L’hypnotiseur expert agit alors comme un hacker bienveillant qui passe la barrière de votre firewall conscient (on parle de la fonction critique). Une fois dedans, il peut aider à désinstaller les « programmes obsolètes » (peurs, croyances limitantes) et télécharger de nouvelles mises à jour plus adaptées (stockées ailleurs à l’intérieur, ou bien modélisées à l’extérieur, ou même construite durant la séance).
Conclusion : Une collaboration pleine de potentiel
L’inconscient, c’est un peu ce colocataire invisible qui fait tourner la maison pendant que vous êtes occupé à penser à autre chose. L’hypnose ne contraint pas, on ne le force pas à bosser (ça ne marcherait pas), on lui propose gentiment de négocier un contrat gagnant-gagnant. Et parfois, tout ce qu’il faut, c’est un bon récit, un sourire intérieur, et peut-être un peu d’autodérision pour que la magie opère.
C’est précisément ce dialogue que structure la Thérapie Neuro-Intégrative.
Suggestibilité, soumission ou
attention particulière ?
attention particulière ?
Le cerveau du sujet fonctionne, non pas en soumission aux ordres donnés du thérapeute/hypnotiseur, mais selon un véritable changement de l’activité cérébrale où ses représentations mentales et l’attitude centrée sur soi (introspection) déclenchées par les suggestions de l’hypnotiseur, prennent le contrôle de l’action. C’est comme si l’imagination prenait le contrôle du cerveau et de la perception ! *
* « The Brain under Self-Control: Modulation of Inhibitory and Monitoring Cortical Networks during Hypnotic Paralysis« .
Yann Cojan, Lakshmi Waber, Sophie Schwartz, Laurent Rossier, Alain Forster, and Patrik Vuilleumier.
Neuron 62, 862–875, June 25, 2009″
Les personnes sous hypnose thérapeutique sont donc conscientes (d’une autre façon) durant la séance. Elles gardent leur libre-arbitre d’accepter ou de refuser les suggestions du professionnel.
Cependant, elles peuvent vivre la même amnésie que nous avons à nos réveils matinaux, spontanément ou sur suggestion thérapeutique, laissant les rêves s’estomper lors de notre retour à l’état de veille.
Ceci peut donner l’illusion d’avoir dormi lors de la transe, alors que nous y sommes intensément actifs, tout au contraire.
Alors — vous venez faire quoi dans mon cabinet ?
Vous venez réapprendre à fonctionner autrement.
Pas mieux. Pas plus fort. Autrement.
L’hypnose thérapeutique à Caen, c’est un espace où votre cerveau est autorisé à faire ce qu’il sait faire depuis toujours — et que vous l’avez peut-être laissé oublier.
Merci pour vos retours d'expérience
Un bienfait immédiat !
J’ai fait l’expérience de la thérapie brève avec Frédéric. J’en ai ressenti les bienfaits immédiatement et en suis ressorti apaisé, prêt à accueillir beaucoup plus sereinement les moments difficiles de la vie. Merci Frédéric.

