Richard Fisch et l’École de Palo Alto
En 1965, Richard Fisch cofonde le Mental Research Institute (MRI) à Palo Alto,
un lieu devenu emblématique des thérapies brèves.
L’idée est simple mais révolutionnaire : intervenir directement sur les mécanismes actuels
du problème plutôt que d’en analyser longuement les causes passées.
Cette approche, influencée par Gregory Bateson, marque un tournant :
il devient possible d’obtenir des changements significatifs en un nombre limité de séances,
par des interventions ciblées et stratégiques.
Steve de Shazer — thérapie centrée solution
Dans les années 1980, Steve de Shazer et Insoo Kim Berg prolongent cette logique avec une approche
encore plus radicale : ne travailler que sur ce qui fonctionne déjà.
- identifier les exceptions au problème
- activer les ressources existantes
- construire des solutions concrètes
Cette approche est souvent très brève (environ 4 à 8 séances),
car elle évite les détours inutiles.
« parler du problème crée des problèmes, parler de solutions crée des solutions »
(de Shazer, 1985)
Giorgio Nardone — thérapie stratégique
Dans la continuité de Palo Alto, Giorgio Nardone développe à Arezzo des protocoles thérapeutiques
hautement structurés, adaptés à chaque type de trouble.
Certaines études cliniques issues de son centre rapportent des résultats rapides dans des troubles
comme l’agoraphobie, avec des protocoles d’une dizaine de séances suivis dans le temps.
Ces résultats doivent être compris dans leur cadre clinique spécifique.
En pratique, la durée varie généralement de quelques séances à une vingtaine,
en fonction de la complexité de la situation.
Durée moyenne des thérapies brèves
Les données scientifiques convergent vers une moyenne située autour de
8 à 12 séances.
- certaines situations simples évoluent en quelques séances
- d’autres nécessitent un accompagnement plus progressif
Ce qui caractérise ces approches n’est pas seulement leur brièveté,
mais leur capacité à produire un changement ciblé, rapide et durable.