La personnalité :
entre invariance
et mouvement vivant
Depuis l'Antiquité, l'être humain tente de saisir ce qui fait qu'une personne reste elle-même à travers le temps et les contextes. Trente ans de d'accompagnement de parcours individuels et 10 ans de clinique m'ont appris que la réponse est plus riche — et plus nuancée — que tout ce que mes manuels d'époque avaient coutume de formuler.
Frédéric Hébert
Psychologue clinicien · Hypnothérapeute Ericksonien · Fondateur d'AXone Thérapies · Mondeville (Caen)
Psychologue depuis 1993, je travaille au carrefour de la psychologie clinique, des thérapies brèves et de l'hypnose Ericksonienne. Ma pratique est ancrée dans ce que j'appelle la Thérapie Neuro-Intégrative (TNI) — une approche qui tente de réconcilier ce que les manuels ont trop longtemps séparé : le corps, l'affect, la cognition, le comportement et la relation.
L'article que vous commencez à lire est issue d'un travail de mémoire universitaire en psychologie — revisité, enrichi, et parfois profondément remis en question par trois décennies d'accompagnement de parcours personnels et socio-professionnels, ainsi que 10 en consultations au sein de mon cabinet AXONE THÉRAPIES. Le résultat n'est ni un cours magistral, ni un manuel de développement personnel. C'est, j'espère, quelque chose d'un peu plus honnête, concret et partageable.
Un questionnement sur votre propre personnalité ?
Chaque lecture peut être le point de départ d'un travail plus personnel. Je reçois en cabinet à Mondeville (Caen) et en ligne.
La personnalité est un objet complexe — tant pour le psychologue qui l'étudie que pour le sujet ordinaire confronté à son entourage, qui recherche dans son prochain des schèmes comportementaux suffisamment stables pour rendre les échanges harmonieux et prévisibles.
L'intérêt pour la personnalité est repérable dès l'Antiquité, dans une perspective d'abord médicale et morpho-physiologique, d'orientation résolument typologique. Avec le développement de la psychologie scientifique, la quête des invariants individuels a progressivement intégré des caractéristiques psychiques d'origine conative, cognitive ou phénoménologique pour rendre compte de la stabilité des conduites.
Et pourtant — malgré des racines fort lointaines, ni le discours trivial, ni l'étude scientifique ne sont parvenus à effectuer la synthèse des différentes voies d'approche de la personnalité. C'est là, peut-être, que réside la beauté scandaleuse de l'objet.
Toutes ces années de consultations m'ont convaincu d'une chose : la personnalité résiste magnifiquement à ceux qui prétendent la réduire. J'ai vu des patients étiquetés « personnalité limite » vivre des transformations profondes en quelques mois. J'en ai vu d'autres, sans aucun diagnostic, se heurter aux mêmes schèmes à l'infini. Ce qui m'a appris que le diagnostic n'est pas la compréhension — et que la compréhension n'est pas encore la transformation.
Ce que vous allez lire est un travail académique — sérieux, référencé, rigoureux. Mais les gloses cliniques qui l'émaillent sont les miennes, avec tout ce que l'expérience ajoute : une certaine humilité devant la complexité humaine, et une confiance également acquise dans la plasticité du fonctionnement psychologique.
Ce que « théorie » veut dire — et ce qu'elle ne dit pas
L'étude de la personnalité renvoie à l'incontournable problème de la signification des constructions théoriques. La tension est ancienne. LALANDE qualifiait de théorie, de manière péjorative, une « vue de l'esprit artificiellement simplifiée, qui représente les faits d'une manière trop schématique pour qu'on puisse en tirer des conclusions applicables au réel ».1
La théorie est l'hypothèse vérifiée, après qu'elle a été soumise au contrôle du raisonnement et de la critique. Une théorie, pour rester bonne, doit toujours se modifier avec le progrès de la science et demeurer constamment soumise à la vérification. Si l'on cessait de la vérifier par l'expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine.
— Claude BERNARD2Ces deux positions résument une tension qui traverse toute la psychologie : les théories sont toujours partielles, toujours fragmentaires — et la réalité psychologique, toujours plus riche. C'est précisément pourquoi ALLPORT, en 1937, après une analyse sémantique, recensait plus de 50 termes pour désigner la personnalité. CRUZÉ, lui, dénombrait plus de 18 000 mots renvoyant à des traits psychologiques.
La difficulté est en grande partie imputable à la complexité de l'objet d'étude. Le sujet vivant résiste à toute théorisation. Et c'est, me semble-t-il, une très bonne nouvelle.
Cette tension entre théorie et clinique, je la vis à chaque séance. Le Modèle en tête, le patient devant moi. Et systématiquement, c'est le patient qui gagne. Non pas parce que le modèle est faux — mais parce que la singularité individuelle déborde toujours les catégories qu'on lui tend. C'est pourquoi j'ai progressivement construit ma propre grille de lecture — la TNI — non pas pour remplacer les modèles existants, mais pour les articuler d'une manière plus fidèle à ce que je vois.
Définir la personnalité — de PERSONA au sujet vivant
Le terme « personnalité » dérive du latin PERSONA — le masque de l'acteur de l'Antiquité. Un masque dont le caractère essentiel était sa permanence, sa fixité. La première connotation est donc celle d'une relative stabilité des caractéristiques individuelles.
Les comportements d'une personne ne constituent pas une série d'éléments juxtaposés et variables au hasard, mais leur variabilité se situe à l'intérieur d'un schème assez stable et consistant, qui donne à ce comportement une certaine unité et continuité de signification.
— NUTTIN, La structure de la personnalité, 19853SHELDON propose une définition plus dynamique et plus riche : la personnalité comme « l'organisation dynamique des aspects cognitifs, affectifs, conatifs, physiologiques et morphologiques de l'individu ». Cette définition a le mérite d'être large et de résumer les différentes voies d'approche que la psychologie — génétique, générale ou différentielle — explore.
Cognitif
Représentations, croyances, interprétations, traitement de l'information, mémoire, anticipation.
Affectif
Émotions, affects, sécurité intérieure, attachement, régulation émotionnelle.
Conatif
Mobilisation de l'énergie psychique, persévérance, motivation, impulsion, valeurs, buts.
Physiologique & morphologique
Rapport au corps, régulation somatique, énergie, tension, constitution physique.
Phénoménologique
Le Moi comme fonction psychologique par laquelle un individu se considère comme un et permanent — LALANDE.
Individu, Individualité, Moi, Soi — le vocabulaire qui fait la nuance
NUTTIN nous invite utilement à distinguer les termes qui gravitent autour de la notion de personnalité — une distinction que la clinique rend indispensable, tant la confusion entre ces niveaux génère de malentendus thérapeutiques.
Cette distinction conceptuelle n'est pas un exercice académique gratuit. En consultation, confondre « Moi » et « Soi » — la dimension consciente et la dimension relationnelle-perçue — crée des impasses thérapeutiques. Un patient peut avoir un Moi solide (sens de lui-même clair) tout en portant un Soi profondément abîmé par des années de regards négatifs. Soigner l'un sans toucher l'autre revient à repeindre une façade dont les fondations cèdent.
Traits, caractère, tempérament, aptitudes — une cartographie
Les qualificatifs désignant les traits différentiels qui constituent toute personnalité forment des groupes correspondant aux grandes catégories de fonctions distinguées par la psychologie générale :
Capacités, aptitudes et attitudes
Associées aux processus cognitifs et aux processus de réaction motrice. Elles répondent à la question : que peut faire cet individu, et dans quelle disposition se place-t-il face à l'action ?
Caractère et tempérament
Associés aux fonctions affectives et dynamiques. Le caractère renvoie davantage à l'acquis — la marque que l'histoire imprime. Le tempérament pointe vers le constitutionnel, la tonalité émotionnelle de base.
Constitution
S'attache aux aspects physiques et morphologiques de la personne — dimension trop souvent négligée par une psychologie parfois trop « cérébrale ».
Le trait
Beaucoup plus descriptif que les catégories précédentes — et donc moins précis sur ce qu'il qualifie réellement. Utile pour l'observation, périlleux dès qu'il prétend tout expliquer.
Psychologie générale et psychologie différentielle — une complémentarité féconde
REUCHLIN (1981) souligne avec clarté la complémentarité de ces deux grandes orientations — une complémentarité que la clinique impose de comprendre avant même d'ouvrir un premier entretien.
Psychologie générale (nomothétique)
Recherche des lois simples et universelles régissant les comportements. Elle aborde l'intégration des conduites dans ce qu'elles ont de général — ce qui vaut pour tout le monde. Le généraliste ne prend en compte qu'une seule source de variations : celle imputable à la situation.
Psychologie différentielle (idiographique)
Contribue à définir le niveau auquel les lois générales peuvent être recherchées, et met en valeur la finalité adaptative des comportements. Elle introduit les interactions entre individus et situations. Un processus universel, vu sous cet angle, devient une capacité, une aptitude — propre à quelqu'un.
La psychologie générale établit des modèles communs ; la psychologie différentielle montre que ces différences individuelles sont prédictibles d'un domaine à l'autre — et suggère donc des modèles interdomaines. C'est exactement là que se situe l'enjeu de la compréhension de la personnalité : ni dans le général seul, ni dans le singulier seul, mais dans l'articulation des deux.
En pratique, cela signifie qu'un bon thérapeute ne choisit pas entre la règle générale et l'exception particulière. Il tient les deux simultanément. Lorsque j'utilise un protocole TCC pour le travail sur les ruminations, je le tiens dans une main. Dans l'autre, je tiens la singularité de la personne devant moi — son histoire d'attachement, ses métaphores, sa façon de vivre le temps. C'est ce double regard qui fait la différence.
Vers une unité ? La recherche des invariants personnels
L'objectif central de l'étude de la personnalité est la recherche d'invariants personnels — « les sources d'unité et de diversité : relativement stables, communes à plusieurs conduites ».4
La nature des invariants retenus dépend des écoles psychologiques, des conceptions ainsi que des méthodes et types de mesures utilisés. C'est pourquoi deux psychologues sincères et compétents peuvent proposer des lectures radicalement différentes du même individu — et avoir tous les deux partiellement raison.
Classiquement, plusieurs domaines de la vie psychique étaient séparés dans la recherche de ces invariants. HUTEAU les classe dans deux groupes fondamentaux :
Invariants affectivo-motivationnels
Pulsions trouvant leur origine dans la vie organique, buts plus généraux, états subjectifs (sentiments, émotions, affects). Le POURQUOI de nos agissements — motifs, mobiles, tendances, besoins.
Invariants cognitifs
Façon dont le sujet sélectionne, utilise, traite et restitue l'information. Modalités de traitement, représentations, motivations cognitives. Le COMMENT du fonctionnement.
La psychologie dynamique — le versant affectif
Le premier ensemble découle des théories classiques et concerne les intérêts, les valeurs, les buts et les anti-buts — dont la place apparaît comme essentielle dans les plans de vie —, auxquels s'ajoutent les états subjectifs. L'interrogation porte sur le pourquoi de nos agissements. Le concept d'énergie, la notion d'association, de valence et l'émotion sont invoqués comme explications de la conduite.
On peut repérer deux grands mouvements à l'intérieur de l'approche dynamique :
L'orientation psychanalytique
Privilégie les variables internes et inconscientes comme source de cohérence individuelle. La cohérence des conduites est cherchée du côté des processus échappant au contrôle conscient de la personne. Freud, et derrière lui des décennies de clinique des résistances.
Le courant phénoménologique-humaniste
Tout en conservant une place centrale à la motivation, récuse trois idées solidaires du schéma freudien : les sources biologiques des aspects conatifs, le rôle prépondérant de l'inconscient, et le déterminisme extérieur au Moi. Une alternative entre la psychanalyse et le béhaviorisme.
Ces deux orientations ne me semblent pas incompatibles — malgré l'ardeur historique des querelles. L'approche psychanalytique ouvre des espaces de sens insoupçonnables. L'orientation humaniste rappelle que l'être humain est aussi porteur de ressources et de finalités qui le dépassent. En hypnose Ericksonienne, on travaille précisément dans cet espace intermédiaire : on sollicite l'inconscient sans le « analyser », on mobilise les ressources sans nier les résistances.
La psychologie cognitive — le versant des mécanismes
L'autre domaine, issu de la psychologie expérimentale, recherche l'explication des comportements dans l'analyse des mécanismes mis en œuvre lors de l'activité de l'individu. Le psychologue cognitiviste guette la façon dont le sujet sélectionne, utilise, traite et restitue l'information. Les objets d'étude sont les moyens de connaissance, les opérations mentales et leurs produits.
Ces invariants cognitifs n'ont cependant pas tous le même statut. HUTEAU en distingue trois niveaux :
Invariants-processus
Efficience ou préférence dans une opération mentale. La manière de traiter — plus qu'analytique ou plus que globale, plus que séquentielle ou parallèle.
Invariants-représentations
Concernent soit le contenu, soit la structure des représentations mentales — ce que l'on sait et comment on l'organise.
Invariants motivationnels cognitifs
Représentations des buts, de l'action, besoin d'information plus ou moins prononcé — la dimension du désir de comprendre.
La croisée des chemins — quand le dynamique rencontre le cognitif
Le développement de l'Ego-Psychology a permis un infléchissement vers la cognition des conceptions dynamiques. La psychologie psychanalytique du Moi postule une autonomie primaire du Moi — dont les origines seraient innées — et a introduit la méthode expérimentale dans l'analyse des dimensions dégagées.
Parallèlement, les phénoménologistes, en accordant une importance croissante aux états de conscience et aux idéaux, ont contribué à ce que HUTEAU appelle la « cognitivisation des théories dynamiques ».4
Réciproquement, la psychologie cognitive a intégré la perspective différentielle à ses modèles. Les processus cognitifs ont été mis en relation avec de nombreuses autres variables, dont celles relatives aux conduites socio-affectives. HUTEAU parle de « personnalisation des théories cognitives ».
Cette convergence des deux grandes lignes d'évolution ne parvient pourtant pas à une réelle coordination des points de vue. Et c'est précisément dans cet espace de tension que la clinique trouve sa place.
— Frédéric Hébert, regard cliniqueDans ma pratique quotidienne, cette « croisée des chemins » est exactement le terrain sur lequel je travaille. La TNI que j'ai développée tente précisément cette coordination : ni purement cognitive, ni purement dynamique, elle cherche à tenir ensemble les processus de traitement de l'information, les régulations émotionnelles, les schèmes relationnels et la dimension somatique. Non pas dans un grand « tout » unifié qui serait une illusion de plus — mais dans une modularité complexe, locale, qui respecte la singularité de chaque fonctionnement.
Les propriétés fondamentales du concept de personnalité
MONTMOLLIN, après une analyse thématique de la personnalité à partir des différentes théories, retient cinq propriétés communes aux diverses approches. Ces propriétés constituent, à mes yeux, un cadre de lecture incontournable — que trente années de consultations n'ont fait que renforcer.
| Propriété | Ce qu'elle signifie | Ce qu'elle implique cliniquement |
|---|---|---|
| Totalité | Le comportement le plus ponctuel ne peut s'analyser que subordonné aux lois régissant le système dans son ensemble. Pas d'action d'une partie sans relation au tout. | Traiter un symptôme isolé sans comprendre l'organisation globale, c'est soigner le thermomètre. |
| Stabilité | Perdure une certaine unité, une identité au-delà des situations successives — ce qui permet à quelqu'un d'être reconnaissable à travers le temps. | La stabilité n'est pas la rigidité. Un fonctionnement stable peut être profondément souple en surface. |
| Synchronie | Fonctionnement articulé des différents éléments de la totalité. La disparition de cette propriété conduit à des comportements pathologiques. | La désynchronie — affect d'un côté, cognition de l'autre, corps ignoré — est souvent le signe d'une souffrance non encore formulable. |
| Individualité | Sans les processus d'individuation, il n'y aurait pas d'altérité — et la psychologie de la personnalité n'aurait plus de raison d'être. | Chaque personne est irréductiblement singulière. Les protocoles servent de carte — ils ne sont pas le territoire. |
| Construction théorique | La personnalité est aussi une entité conceptuelle qui vise la prédiction du comportement — une globalisation qui tente d'intégrer la masse des données. | Toute théorie est une simplification provisoire. La sagesse consiste à ne pas la confondre avec la réalité qu'elle tente de décrire. |
Je souscrirais volontiers aux quatre premières propriétés. Sur la cinquième — la construction théorique visant à la prédiction — je maintiens une réserve. Non pas parce que la prédiction est illégitime, mais parce qu'elle peut, lorsqu'elle est trop rigide, devenir un cadre qui emprisonne autant le thérapeute que le patient. La modélisation hypothético-déductive que j'ai développée soutient une notion de structure de personnalité plus labile et évolutive que celle d'un agrégat se rigidifiant au gré des expériences qui sédimentent des schèmes comportementaux et émotionnels.
La personnalité n'est pas un rocher. C'est une rivière qui semble toujours la même — parce qu'elle coule toujours au même endroit. Mais son eau est différente chaque seconde.
Ce que la clinique ajoute à la théorie
Après trois décennies de consultations, voici ce que j'aurais voulu que mes manuels m'enseignent explicitement — et qu'ils ne m'ont appris qu'en creux, à force de confrontations avec des patients qui ne rentraient dans aucune case.
Les modèles pathologiques de la personnalité ne seraient peut-être parfois que l'art de décrire avec précision ce que fait une personne lorsqu'elle ne peut plus faire autrement.
— Frédéric HébertCe n'est pas minimiser la souffrance que de la lire ainsi. C'est au contraire lui rendre sa dignité : elle a une fonction. Elle a été, à un moment, une solution. Et cette lecture ouvre toujours un espace que le seul registre déficitaire ne permet pas.
Une photographie vivante
Peut-être que la personnalité n'est pas une statue. Peut-être ressemble-t-elle davantage à une photographie vivante : parfois nette, parfois floue, parfois déchirée… mais toujours susceptible d'être retraitée, réorganisée et enrichie.
La personnalité n'est ni figée ni arbitraire. C'est une organisation — complexe, vivante, évolutive — que l'expérience façonne et que la thérapie peut, prudemment, accompagner dans sa transformation.
— Frédéric Hébert, 2025Les articles suivants de cette série exploreront les déterminants de l'activité psychologique, les structures de personnalité, les sources de la spécificité individuelle, et la modélisation que j'ai progressivement construite à partir de la clinique et des neurosciences — la Thérapie Neuro-Intégrative.
Cet article vous a parlé ?
Si vous vous reconnaissez dans certains des fonctionnements décrits — ou si vous sentez que quelque chose dans votre façon d'être résiste à vos propres tentatives de changement — une consultation peut être un point de départ précieux.
Bibliographie
- Allport G.W. (1937). Personality: A Psychological Interpretation. New York : Holt. [Référence fondatrice de la psychologie de la personnalité ; recense plus de 50 termes pour la désigner.]
- Bernard C. (1865). Introduction à l'étude de la médecine expérimentale. Paris : Baillière. [Cité in Danset A., Éléments de psychologie du développement, Armand Colin/Bourrelier, 1983.]
- Freud S. (1923). Le Moi et le Ça. Paris : Gallimard, 1981. [Texte fondateur de la théorisation de l'appareil psychique ; référence de la psychologie dynamique d'inspiration psychanalytique.]
- Hartmann H. (1958). La psychologie du Moi et le problème de l'adaptation. Paris : PUF, 1968. [Travaux fondateurs de l'Ego-Psychology et de l'autonomie primaire du Moi.]
- Huteau M. (1985). Les conceptions cognitives de la personnalité. Paris : PUF, Psychologie d'aujourd'hui. [Référence centrale de cet article ; distinction des invariants affectivo-motivationnels et cognitifs, notion de personnalisation des théories cognitives.]
- Lalande A. (1951). Vocabulaire technique et critique de la philosophie. Paris : PUF. [Définitions de la théorie et de la personnalité dans une perspective phénoménologique.]
- Maslow A.H. (1954). Motivation and Personality. New York : Harper & Row. [Référence du courant humaniste ; hiérarchie des besoins et vision positive de la motivation humaine.]
- Montmollin G. de (1985). L'influence sociale — Phénomènes, facteurs et théories. Paris : PUF. [Analyse thématique de la personnalité ; cinq propriétés fondamentales : totalité, stabilité, synchronie, individualité, construction théorique.]
- Nuttin J. (1985). La structure de la personnalité. Paris : PUF, coll. Le Psychologue. [Définitions articulées de l'individu, de l'individualité, du Moi, du Soi et de la personnalité.]
- Reuchlin M. (1981). Les différences individuelles dans le développement conatif de l'enfant. Paris : PUF. [Complémentarité de la psychologie générale et différentielle ; approches nomothétique et idiographique.]
- Reuchlin M. (1984). Psychologie (5e éd. revue et corrigée). Paris : PUF, coll. Fondamental. [Manuel de référence ; styles de conduites, variabilité inter- et intra-individuelle.]
- Rogers C. (1951). Client-Centered Therapy. Boston : Houghton Mifflin. [Référence phénoménologique-humaniste ; importance des états de conscience, du self-concept et de la relation thérapeutique.]
- Sheldon W.H. (1942). The Varieties of Temperament. New York : Harper. [Définition de la personnalité comme organisation dynamique des aspects cognitifs, affectifs, conatifs, physiologiques et morphologiques.]
- Hébert F. (1993). « Styles affectifs et styles cognitifs ». Caen. Travail de mémoire universitaire revisité à l'aune de trente années de pratique clinique.
1 Lalande A., Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Paris, PUF, 1951.
2 Bernard C., cité in Danset A., Éléments de psychologie du développement, Armand Colin/Bourrelier, 1983.
3 Nuttin J., La structure de la personnalité, PUF, Le Psychologue, 1985.
4 Huteau M., Les conceptions cognitives de la personnalité, PUF, Psychologie d'aujourd'hui, 1985.
