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Les fondamentaux de l'accompagnement

Frédéric Hébert - Psychologue & Coach
THÉRAPIES NEURO-INTÉGRATIVES
Caen | Mondeville

Les neurosciences au service du changement

Bienvenue chez
AXone Thérapies
Se trasformer à Caen - Mondeville

Régulation émotionnelles ou reprogrammantion ?
Apprenez à gérer votre trajectoire !

Pensez autrement… c’est alimenter votre esprit avec des représentations utiles qui vous conduiront davantage vers vos buts plutôt que dans une reproduction et une explication de la situation-problème.

La maturité cognitive dans la gestion de nos émotions

Les états disruptifs et la gestion cognitive des émotions de D. Seagel

Un modèle développemental de notre capacité progressive à gérer nos émotions

Le cabinet AXone Thérapie vu de l'intérieur

La gestion cognitive des émotions fait référence à la capacité d’une personne à réguler ses émotions en utilisant des processus cognitifs, tels que la réflexion, la compréhension et la modulation des pensées et des réactions émotionnelles.

Cette gestion implique une maturité des structures cérébrales. Ainsi cette capacité de gestion commence vers 5 ans. Suivra tout au long de notre évolution jusque tard dans notre vie,  l’apprentissage de plusieurs stratégies cognitives pour influencer la manière dont nos émotions sont ressenties, interprétées et exprimées.

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Voici quelques stratégies de gestion cognitive des émotions :

Reconnaissance émotionnelle : Il s’agit de reconnaître et de comprendre les émotions que l’on ressent. Une conscience émotionnelle accrue peut aider à identifier et à étiqueter les émotions, ce qui est le premier pas vers leur gestion.

Reformulation cognitive : Cette stratégie implique de changer la façon dont on considère une situation donnée. Par exemple, chercher des aspects positifs ou des interprétations alternatives d’une situation peut aider à réduire l’intensité émotionnelle.

Réévaluation cognitive : Consiste à revoir et à changer la signification ou l’importance d’une situation pour en diminuer l’impact émotionnel. Par exemple, réévaluer une critique comme une occasion d’apprentissage plutôt que comme un rejet personnel.

Distraction cognitive: Consiste à diriger son attention vers d’autres activités ou pensées pour temporairement diminuer l’intensité émotionnelle. Cela peut inclure des activités relaxantes, la résolution de problèmes ou la méditation pour aider à calmer les émotions fortes.

Acceptation et tolérance : Cela implique d’accepter les émotions plutôt que de les combattre. Reconnaître que les émotions font partie de l’expérience humaine et apprendre à tolérer leur présence sans les laisser dominer peut être une stratégie efficace.

La gestion cognitive des émotions repose sur la conscience de ses propres émotions, la compréhension de leur origine et de leur intensité, ainsi que sur l’utilisation de différentes stratégies pour réguler et ajuster ces émotions de manière adaptative. Ces stratégies peuvent varier d’une personne à l’autre et leur efficacité peut dépendre du contexte spécifique de la situation émotionnelle rencontrée.

Personnalité, cerveau, émotions

Notre personnalité ne va pas changer !

En revanche, notre façon de réagir, de nous comporter, et d’en tirer des enseignements sera nettement amélioré !

La personnalité est une structure dynamique d’interactions, un état d’ équilibration permanente loin de l’équilibre, relativement stable dans un contexte stable, mais capable de changements majeurs si l’on introduit des perturbations (dans le cas d’un accompagnement, il s’agira de perturbations choisies ou changements programmés) dans l’environnement. Le moindre changement peut ainsi produire un effet boule de neige. L’art de la thérapie consiste à respecter l’écologie du système lors de telle modification, en visant l’évolution positive, tant sur le plan subjectif que sur une meilleure adaptation objective.

La sensorialité et l’émotion restent des leviers essentiels pour le changement positif. Là où la raison raisonne en vain en circuit fermé, produisant de plus en plus d’explications et de compréhension sur des conduites invariablement répétitives, il convient de trouver d’autres résonnances somato-sensorielles qui contournent les freins conscients.

Le travail de reprogrammation neuronale profonde (DNR) fondé sur les ancrages (ancre de recherche, accumulations d’ancres de ressources, désactivation d’ancrages négatifs), et la reprogrammation oculaire (géolocalisation des représentations mentales et réencodage, tissage et engrammage par stimulation bilatérale des hémisphères cérébraux), couplés parfois à une  approche énergétique, offre une solution thérapeutique intégrant les résultats récents des neurosciences.

Dès lors,  au sein d’une méthodologie intégrative qui bénéficie du recul de 2 décennies (ou plus) d’observations cliniques (et des apports des neurosciences depuis le 21ème siècle validant les changements structurels grâce à l’imagerie cérébrale), les transformations et révolutions des conduites psycho-émotionnelles sont possibles, rapides et stables.

Pensées, Visualisation, Comportements…

« Si vous faites ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez ce que vous avez toujours eu. »

« Où va votre concentration, va votre énergie. »

Anthony ROBBINS

La conscientisation de nos émotion et la régulation de celles-ci par la conscientisation, la prise de contrôle, l’outillage sous forme d’apprentissage de techniques, d’acceptation, de discipline et d’engagement donnent de beaux résultats au sein de nombreuses écoles et  approches thérapeutiques ou de développement personnel.

Cependant, depuis 3 décennies, les progrès des neurosciences, ainsi qu’une meilleure connaissance des aires de spécialisation fonctionnelles du cerveau, offrent de nouvelles perspectives encore et toujours surprenantes. Nous privilégions, à l’ère des thérapies neuro-intégratives, les aspects fonctionnels plutôt que le contenus ou la signification attribuée à l’expérience impactante.

Car ces 2 derniers aspects, qui touchent à notre vision du monde, des autres et de nous-mêmes ainsi qu’à l’importance attribuées aux évènements sont extrêmement fluides, évolutifs, voire labiles dans un esprit apaisé, mais en revanche totalement inconfortables, rigidifiés et même disruptifs dans un esprit tourmenté>.

Nous parlons désormais d’accélérer un retraitement informationnel, qui se fait de toute façon, de manière permanente, automatique et souvent inconsciente, mais parfois  hélas à la vitesse d’un escargot avançant dans la mélasse !

Et si quelques heures en thérapies pouvaient apporter le bénéfice d’une tranche de vie trop souvent longue et douloureuse à essayer de tourner des pages et s’ouvrir plus rapidement sur de nouvelles perspectives et de nouveaux enthousiasmes ?

Les 4 cerveaux pour construire demain

Le schéma dépassé du cerveau Triunique

Une vision phylogénétique de notre cerveau nous renvoyait classiquement au  cerveau triunique, schématisé avec 3 étages construits au fur et à mesure de notre évolution : un niveau instinctuel fondé sur une programmation de la survie à tout prix, un niveau émotif ouvert à l’apprentissage automatique sous la forme de recherche/évitement du plaisir/déplaisir, et d’un dernier étage plus récent dans l’histoire de l’espèce avec un néocortex, source d’apprentissages conscients, d’analyse décisionnelle, de compréhensions et d’une image en équilibration constante du soi et du monde.

Les disciplines de l’accompagnement au changement s’écartent quelque peu d’un modèle de cerveau rendant compte de son adaptation à partir de la complexification des structures cérébrales à l’échelle phylogénétique pour y substituer un modèle à l’échelle ontogénétique plus apte à rendre compte des adaptations microgénétiques à l’intérieur de contextes et de tâches : les 4 cerveaux travaillant de concert dans une incarnation biologique en tenant compte de l’environnement, du contexte, de l’intention, la finalité et de la qualité du pilotage des boucles rétroactives : autrement dit, tout MOI (définir JE + être SOI dans ma CORPORALITÉ), le CONTEXTE (ICI et MAINTENANT avec/sans l’AUTRE), l’OBJECTIF(pour réussir « ÇA ou ça » comme ceci ou comme cela, CAD le résultat et dans tel BUT) en conservant souplesse et adaptabilité dans la démarche (apprentissage par feedback).

Appréhender les processus adaptatifs et d’apprentissage conscients et inconscients, c’est comprendre une architecture heuristique et fonctionnelle de notre esprit, et mettre à contribution les 4 cerveaux (métaphoriques car ne recouvrant pas de réalités démontrées en neurosciences mais utiles en sciences cognitives):

  • Imaginatif/créatif ↔️ Hémisphère droit
  • Analytique/logique ↔️ Hémisphère gauche
  • Émotionnel/empathique ↔️ Cerveau médian
  • Programmation de nos mouvements ↔️ Cervelet

… pour construire à l’intérieur de notre esprit une expérience choisie vécue comme dans un présent progressif dont l’empreinte et l’impact positif sera plus intéressant pour réévaluer une « réalité » externe passée et subie (toujours parcellaire et déformée par nos filtres et croyances, correspondant à notre carte du monde).

C’est d’ailleurs le cadeau que nous offre la vie en général, une expérience majorante modifiant de façon positive la somme des expériences passées, et ce à tout moment.

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Mais si vous venez consulter, c’est que le cadeau tarde à se présenter et que vous souhaiter faire la transformation non plus in situ mais in vitro

Cette expérience, loin d’être surréaliste, est au contraire d’autant plus efficace qu’elle est super-réaliste !

Penser/visualiser avec tous les étages de notre cerveau permet à celui-ci d’enregistrer l’expérience avec le même poids qu’une expérience réelle, même s’il n’y a pas aucune confusion consciente entre ce qui fut réellement vécu et ce qui a été travaillé en cabinet.

Je vous rassure, notre esprit qui visualise sait très bien distinguer la réalité de l’imaginaire. C’est d’ailleurs pour cela que les manipulateurs préfèrent opérer avec des mots (concepts, valeurs, croyances) pour « retourner » leur victimes.

Passez du verbe à l’image !
Vivre la scène plutôt qu’en parler !

Le cerveau à étages

Construire un changement,
 « c’est parler à tous les étages »
de notre cerveau !

Comment changer ... dans les faits ?

La créativité... processus spontané ?

« Je n’y peux rien… tu crois que je le fais exprès ?! »

« J’essaie … mais je n’y arrive pas… »

« Je ne peux pas me changer… »

Le permis de cerveau : Créativité et hypnose

La créativité est un processus complexe qui implique diverses régions du cerveau et peut être considérée comme une combinaison à la fois de processus spontanés et de processus plus structurés.

D’un point de vue neuroscientifique, la créativité implique souvent une activation de différentes régions cérébrales travaillant ensemble. Des études ont montré que des zones telles que le cortex préfrontal, impliqué dans la prise de décision et la planification, ainsi que le cortex cingulaire antérieur, lié à la résolution de problèmes, peuvent jouer un rôle dans le processus créatif.

Cependant, la créativité peut aussi résulter de la désactivation temporaire des réseaux de contrôle cognitif. Cela signifie que lorsque le cerveau est moins restreint par les schémas de pensée habituels ou les normes sociales, il est parfois plus capable de produire des idées innovantes ou des associations originales.

La créativité peut être stimulée par des facteurs internes, tels que les émotions, les expériences antérieures et la cognition divergente (la capacité à générer une variété d’idées ou de solutions), ainsi que par des facteurs externes tels que l’environnement, l’exposition à de nouvelles informations
et les interactions sociales.

Alors comment fonctionnons-nous ?

Le cabinet AXone Thérapie vu de l'intérieur

Ce schéma illustre comment le fonctionnement psychique transforme les informations extérieures en une vision personnelle du monde.

Le processus commence par la réception de données sensorielles qui sont immédiatement filtrées de manière inconsciente par nos souvenirs, croyances et valeurs. Ces mécanismes internes créent une représentation mentale unique de la réalité, laquelle influence directement notre état émotionnel.

En conséquence, cette dynamique intérieure détermine notre comportement et les résultats concrets de nos expériences de vie.

L'objectif central est de démontrer qu'en modifiant ses pensées profondes, un individu possède le pouvoir de transformer radicalement son propre destin.

Le cabinet AXone Thérapie vu de l'intérieur

Nos expériences quotidiennes façonnent notre identité à travers le temps. Le schéma détaille un processus séquentiel où les événements extérieurs déclenchent des pensées et des émotions, menant finalement à des actions et des résultats qui définissent nos trajectoires de vie.

Distinguons la microgenèse, liée aux réflexes instantanés, de la macrogenèse, qui concerne la construction à long terme de la personnalité et du destin.

Trois strates fondamentales, à savoir les dimensions kinesthésique, comportementale et cognitive, analysent la profondeur de nos réactions allant des impulsions biologiques aux choix conscients.

La répétition de ces cycles influence nos croyances profondes et notre manière d'interagir avec le monde. Cette structure visuelle aide à comprendre l'interconnexion entre nos perceptions subjectives et la réalité concrète de notre existence.

Les couloirs de la vie...

Comment nos perceptions façonnent notre réalité

01 Événement

Une situation extérieure survient.

02 Pensées

Nous interprétons ce qui vient de se produire.

03 Émotion

Cette interprétation déclenche une réaction émotionnelle.

04 Actions

L'état intérieur influence la manière d'agir ou de réagir.

05 Résultats

Nos actions produisent des conséquences concrètes.

06 Boucles et trajectoires

La répétition du processus construit des habitudes et des trajectoires de vie.

Ce modèle séquentiel illustre le lien entre la psychologie individuelle et les conséquences comportementales. Un événement extérieur engendre une interprétation, qui déclenche une émotion. Cette réaction émotionnelle influence les actions entreprises, lesquelles produisent des résultats concrets. À long terme, la répétition de ces cycles contribue à former des habitudes, des croyances et des trajectoires de vie.

… que nous traversons, nos intentions, interactions, interprétations et ce que nous en extrayons…
🔻

…nous déterminent un peu plus ou pas, selon l’importance que nous y accordons…
🔻

…à chaque instant, de façon unique et/ou répétitives…
🔻

Le cabinet AXone Thérapie vu de l'intérieur

Comment nos pensées et nos émotions façonnent notre trajectoire de vie

Cette cartographie psychologique illustre comment nos expériences quotidiennes façonnent progressivement notre identité au fil du temps. Elle présente un processus séquentiel dans lequel les événements extérieurs déclenchent des pensées et des émotions, qui influencent ensuite nos actions. Ces actions produisent des résultats qui, lorsqu'ils se répètent, orientent durablement notre trajectoire de vie.

L'infographie distingue deux niveaux d'évolution :

  • La microgenèse, qui correspond aux réflexes, automatismes et réactions immédiates.
  • La macrogenèse, qui décrit la construction progressive de la personnalité et, à long terme, du destin.

Trois dimensions fondamentales sont mises en évidence :

  • La dimension kinesthésique, liée aux émotions, aux sentiments, aux humeurs puis au tempérament.
  • La dimension comportementale, qui transforme les réactions en habitudes et en savoir-faire.
  • La dimension cognitive, qui englobe les pensées, les intentions, les croyances et les systèmes de valeurs.

L'ensemble montre que la répétition de ces cycles façonne progressivement nos croyances profondes et notre manière d'interagir avec le monde. Cette représentation visuelle aide ainsi à comprendre le lien entre nos perceptions subjectives et la réalité concrète de notre existence.


Nos pensées et nos émotions : des maillons essentiels de notre réalité

Nos pensées et nos émotions constituent des maillons essentiels d'une chaîne causale qui participe à construire notre réalité et notre avenir.

1. La séquence de transformation

Le modèle des « couloirs de la vie » montre que tout commence par un événement.

Cet événement est interprété à travers nos pensées et nos émotions. Cette combinaison influence nos actions, lesquelles produisent des résultats concrets. Avec le temps, ces résultats créent des boucles de répétition qui finissent par orienter durablement notre trajectoire de vie.

2. L'importance de l'interprétation

Notre trajectoire ne dépend pas uniquement de ce qui nous arrive, mais aussi de la manière dont nous interprétons les événements.

Nos intentions, nos interactions et le sens que nous donnons à nos expériences influencent profondément ce que nous en retirons. Plus une expérience reçoit de valeur ou d'importance à nos yeux, plus elle participe à notre construction personnelle.

3. Les trois dimensions de l'expérience humaine

La dimension cognitive

Elle regroupe les pensées, les intentions et les choix qui orientent nos conduites. Avec le temps, elle contribue à construire nos croyances, nos cognitions et nos systèmes de valeurs, qu'ils soient conscients ou plus implicites.

La dimension kinesthésique

Les émotions immédiates évoluent progressivement en sentiments, puis en humeurs plus durables. À long terme, elles participent à la formation du tempérament, du savoir-être et des valeurs inconscientes.

La dimension comportementale

Elle transforme progressivement les réactions en attitudes, puis les attitudes en habitudes et en savoir-faire.

4. De l'instant au destin

Le temps joue un rôle essentiel dans la consolidation de ces mécanismes.

  • Microgenèse : à l'échelle de l'instant, pensées et émotions produisent des réflexes et des automatismes.
  • Échelle temporelle : la répétition de ces réponses construit progressivement croyances, valeurs et limites personnelles.
  • Macrogenèse : à long terme, ce processus participe à la formation de la personnalité et de la trajectoire de vie.

En résumé

Chaque pensée, chaque émotion et chaque expérience, qu'elles soient ponctuelles ou répétitives, contribuent progressivement à orienter la direction que prend notre vie. La répétition de ces cycles façonne notre manière de percevoir le monde, d'agir et de devenir la personne que nous sommes.

domaines de vie et adaptations

Un état des lieux dans toutes nos dimensions

Le cabinet AXone Thérapie vu de l'intérieur

Voyage dans nos mémoires

Explorons nos mémoires

Explorons nos mémoires

Le cerveau automatique

Notre cerveau automatique gouverne la quasi-totalité de nos comportements. Ces conduites se produisent pour certaines, avant même que nous en prenions conscience, et pour d’autres sous la pression impérieuse d’une recherche de satisfaction ou d’évitement d’inconfort immédiat, pour un résultat souvent minime voire paradoxal.

Ce cerveau sous-cortical, presque totalement inconscient (sauf à en percevoir le résultat sous forme de comportements en sortie) est alors aux commandes. Il est tactique et fonctionne dans l’immédiateté.

Le cerveau cortical logico-analytique, hypothético-déductif et digital (qui fonctionne avec des mots) s’interroge sur le pourquoi des choses et des ressentis. Il est stratégique et fonctionne sur le long terme. Il stocke l’information sous forme de croyances et de règles et les hiérarchise pour donner nos valeurs.

Il peut aussi emprisonner des ressentis négatifs (ou positifs) dans des boucles réflexives qui perdurent et crée une situation qui peut se cristalliser, comme le montre le schéma ci-dessus : « Changer vos pensées va changer votre destin ! » .

  • Nos pensées tournent en boucle : elles se répètent largement d’un jour sur l’autre.
  • Elles reviennent obstinément vers ce qui nous coince — nos limites et nos blocages connus, hérités de contextes antérieurs.
  • Une part d’entre elles prend la forme de questions, et le cerveau n’aura de cesse d’y chercher réponse.
  • Combien en choisit-on ?
  • À bien considérer, comme certaines de mes questions sont posées, ai-je vraiment toujours envie d’y répondre ?
  • On cite parfois des travaux de l’université de Boston selon lesquels nous ne serions que quelques minutes par jour pleinement présents à nos sensations, hors de nos gesticulations mentales. Je n’ai pas retrouvé la référence exacte — mais l’ordre de grandeur parlera à quiconque a essayé de rester dix minutes attentif à sa respiration.

« Ne laissez pas les mots penser à votre place. Ayez une parole habitée. »

Jiddu KRISHNAMURTI

Ce que nous pensons et notre environnement structure notre cerveau. Alors les 87 à 90 milliards de neurones entretenant des liaisons entre eux forment une architecture que l’on nomme Neuroset ou Connectome dans la littérature. Cette architecture est loin d’être figée.

Grâce à la neuroplasticité cérébrale, il y a un recâblage dynamique à tout âge. L’hippocampe, impliquée dans la mémoire et la navigation spatiale est même capable d’accueillir de nouvelles cellules nerveuses (neurogénèse) tout au long de la vie.

La pensée du point de vue des neurosciences

Parenthèse philosophique

En neurosciences, une pensée est un processus complexe et dynamique qui implique l’activation et la coordination de différentes régions du cerveau. Elle peut être définie comme une activité mentale résultant de l’interaction entre les neurones, les réseaux neuronaux et les connexions synaptiques dans le cerveau.

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Les pensées peuvent être générées par divers facteurs, tels que des stimuli externes ou internes, des expériences passées, des émotions, des souvenirs, des motivations et des processus cognitifs. Ces processus sont souvent étudiés à travers l’imagerie cérébrale, comme l’IRM fonctionnelle (IRMf), qui permet de visualiser les zones du cerveau activées lors de différentes tâches mentales ou expériences cognitives.

Les neuroscientifiques s’intéressent à comprendre comment les pensées émergent à partir de l’activité neuronale, comment différentes régions du cerveau interagissent pour former des pensées, et comment ces processus mentaux sont liés à des aspects tels que la mémoire, l’apprentissage, la prise de décision, les émotions et la perception.

Il est important de noter que bien que les neurosciences offrent des perspectives sur les mécanismes biologiques sous-jacents aux pensées, la nature exacte de la pensée, y compris son lien avec la conscience et la subjectivité, reste un sujet complexe et souvent débattu dans les sciences cognitives.

Une pierre, une algue ou un pianiste sont tous les trois faits d’atomes, uniquement d’atomes. Mais ils représentent trois états de la matière très différents. L’une est, l’autre vit, le troisième pense. Faut-il en déduire qu’il existe trois mondes: la matière, la vie et la pensée ?

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En anglais, le mind-body problem désigne l’un des problèmes clés de la philosophie. Un casse-tête conceptuel sur lequel les penseurs se torturent les méninges depuis bien longtemps. Ce fameux problème « du corps et de l’esprit » se pose de la façon suivante. Tout le monde admet posséder un corps : des bras, des jambes, des oreilles, une tête, un estomac et un cerveau. Chacun éprouve aussi des sensations, des émotions, produit des rêves et des pensées. C’est cela que l’on appelle « esprit  ». Autrefois, on disait « l’âme ». Le problème est donc le suivant : quels liens entretiennent ces deux entités que sont le corps et l’esprit ?

De deux choses l’une. Soit l’on admet avec René Descartes et les cartésiens qu’il existe deux ordres de réalité différents et séparés. D’un côté, la matière et, planant quelque part au-dessus, comme un petit nuage, « l’esprit ». Cette position est dite « dualiste ». Mais aussitôt surgissent quelques rudes problèmes conceptuels. Par exemple, lorsque je décide de lever mon bras, cela signifie qu’une réalité immatérielle – l ‘esprit – est intervenue dans le monde matériel pour le mettre en mouvement. Ce qui revient à violer en quelque sorte les lois de la nature, puisque la source d’une action matérielle est produite par une force qui lui est étrangère.

Les théories monistes
Soit l’on admet une autre hypothèse, dite « moniste ». Elle est plus conforme à notre vision du monde contemporaine. Pour Baruch Spinoza, la réalité est faite d’une seule « substance », dont la matière et l’esprit ne sont que des modalités. La science contemporaine postule qu’il n’existe qu’une seule réalité – la matière. Mais cela revient à expliquer nos pensées, nos rêves, nos idées uniquement à partir de lois de la nature : celles des atomes, des gènes ou des neurones. C’est inconfortable pour notre orgueil : nous ne serions rien d’autre qu’un tas d’os, de graisse, de sang et de viande enfermé dans un sac de peau. Cela revient soit à nier l’existence indépendante d’un esprit – des idées et émotions dont on ressent pourtant l’existence à chaque instant -, soit à les réduire à l’activité de 1400 grammes de matière organique appelée le cerveau.

Au début du xxe siècle, des philosophes de la tradition dite « analytique » s’étaient engagés à résoudre rapidement le problème. Un siècle et des milliers de livres et articles plus tard, force est de constater que la zizanie est toujours aussi grande qu’autrefois. Les positions philosophiques sont aussi diverses et variées qu’avant. Il existe encore quelques dualistes qui postulent l’existence de « mondes séparés ». Mais ils sont plutôt rares. La plupart des penseurs sont monistes, dans la lignée de Spinoza, ils proclament une théorie dite de « l’identité » selon laquelle esprit et matière sont une seule et même chose. Mais il y a plusieurs versions de cette théorie. La plupart sont des matérialistes mais ils se départagent entre théoriciens de l’identité, éliminativistes, émergentistes, fonctionnalistes.

  • La théorie du « double aspect » (Thomas Nagel, Franck Jackson) considère que s’il y a bien correspondance entre état mental et état du cerveau, il faut considérer à part ces deux versants : la face subjective (impressions, sentiments, conscience) et une facette objective (activité physico-chimique biologique du cerveau) ne sont rien d’autre que deux manifestations d’être d’une même réalité.
  • Les « neurophilosophes » (Paul et Patricia Churchland) soutiennent que la pensée n’est rien d’autre qu’un ensemble d’interactions neuronales. En conséquence, l’esprit n’existe pas. Tout n’est qu’hormones et circuits électrophysiologiques ; et les sciences de la pensée doivent se réduire aux neurosciences. Point barre.
  • La théorie « émergentiste » (John Searle) est une autre forme de matérialisme. Si la pensée correspond bien à un état neuronal, il y a des degrés d’organisation de la matière. De même que l’oxygène et l’hydrogène s’assemblent pour former un nouvel état de la matière (l’eau) qui a des propriétés nouvelles non contenues dans chacun des composants, de même l’assemblage des cellules neuronales forme un ensemble auto-organisé qui possède des propriétés qui ne peuvent s’observer au niveau des seuls neurones. L’esprit est cette propriété «émergente» qui ne peut être appréhendée qu’à un niveau global.
  • Le fonctionnalisme (Hilary Putnam, Jerry Fodor) pense le rapport corps/esprit sur le mode du software (logiciel) et hardware (ordinateur) en informatique. Le programme informatique s’appuie sur un support matériel. Mais peu importe ce support. On peut fort bien étudier la pensée (comme écrire un programme informatique) sans se soucier de son support matériel. Une même idée peut être exprimée sur des supports physiques très différents. On peut dire « Je t’aime » avec sa voix, en l’écrivant sur un ordinateur, en le gravant sur un mur…, le contenu du message est toujours le même. »

Où allons-nous promener notre cerveau aujourd'hui ?​

N’oubliez pas que notre cerveau s’adapte à chaque seconde, sans nous demander notre avis. Nous choisissons, à la rigueur, l’endroit où nous le « posons » et avons également l’éventuelle possibilité de le faire avec telle intention et dans telle disposition.

Alors, avant de vous interroger sur vous-même et sur votre état mental, demandez vous si vous êtes au bon endroit, entouré des bonnes personnes pour y faire les bonnes choses. Sinon votre cerveau fera avec, mais il serait injuste de le rendre responsable de ce qu’il a à gérer, ni des émotions qu’il produira comme un signal dans de telles circonstances.

« Je suis convaincu et je vais vous convaincre, d’une façon ou d’une autre, que vous êtes toujours une machine à apprendre. l’avantage, c’est que vous pouvez apprendre des choses agréablement et rapidement. l’inconvénient, c’est que vous pouvez apprendre des nullités aussi facilement que des choses utiles. »

Richard BANDLER

En conclusion…​

Suivre le chemin de l'adaptabilité, se mettre en mouvement
si peu engageant que soit le chemin qui se présente à vous…

Quelle que soit votre position sur le trajet de votre vie

… Vous pouvez choisir de camper sur votre position et attendre…

… Ou bien prendre le temps de  vous poser, d’ envisager et de  choisir…

… Puis de  passer à l’action, aussi bien dans une démarche de transformation interne que dans une nouvelle façon de vous  déployer, d’agir, de réagir et interagir avec votre environnement…

Et de suivre votre chemin vers  plus d’opportunités !

Ouvrez la boucle du changement !

Frédéric-HEBERT-Psychologue-Caen

AXone Thérapies

Se libérer
Choisir
Agir

« Les facteurs relationnels, motivationnels, émotionnels et comportementaux agissent conjointement »
« aucune école ne suffit à elle seule. »
Grawe K. (2004)

« Les psychothérapies efficaces partagent des ingrédients communs: une explication crédible, une relation d’aide, des rituels de changement. »
Frank, J. D. & Frank, J. B. (1991)

« Le problème persiste souvent parce que les solutions tentées l’entretiennent. Changer, c’est changer le cadre. »
Watzlawick, P., Weakland, J., Fisch, R. (1974)
AXone Thérapies — thérapies neuro-intégratives, Caen-Mondeville